On en apprend tous les jours

On en apprend tous les jours, co-éd HB/l'Instant Même (Québec), 1999

Fantaisie. Tout est parti d’une remarque de Hugo : il décide un jour de noter dans ses carnets tout ce qu’il apprend de nouveau chaque jour ; mais il est bavard, ou prodigue, ou généreux, et les pages s’accumulent si vite qu’il abandonne son projet avant un an.

Il a abandonné ? Je n’avais plus qu’à m’obstiner. Pendant un an, j’ai noté, chaque jour, une information que je découvrais par hasard et que j’ignorais auparavant. Cela va des « étaux à mouche » (cela existe) à l’épaisseur de la peau féminine (16 % de moins que pour les mâles), en passant par la définition du « pied égyptien » ou quelque remarque apprise en voyage.

Bien sûr, l’opération ne prend tout son sel que si l’écriture joue sur la brièveté et la formule. L’humour est à ce prix.

En somme, l’exercice avait une double fonction : jouer à l’écrivain (« pas un jour sans une ligne »), et expérimenter la fécondité d’une contrainte. Un digne et docte Oulipien m’a ainsi dit que cet ouvrage aurait pu s’intituler « je ne me souviens pas », en clin d’œil à Perec.

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