Fil de fer, la vie

Fil de fer, la vie, Gallimard, Scripto, 2003 (Gallimard, Page Blanche, 1992) (prix « Totem »du Salon de Montreuil)

Comment dit-on en anglais ? « Longue-sellaire » ? Eh bien « Fil de fer » est mon longue-sellaire. Publié d’abord en 2002, il continue d’être lu. Pourquoi ?

Peut-être parce que les nouvelles qui le composent parlent des débuts de l’adolescence avec franchise ? Non, cet âge n’est pas pur fruit pur sucre, et oui on s’y sent souvent très solitaire. Oui la vie est difficile, et non on n’est pas obligé de pleurer – on peut même rire. Rire en pleurant, c’est pleurigoler.

« Fil de fer » parle de jeunes gens qui pleurigolent.

J’ajoute que les quatorze nouvelles fonctionnent par couples : dans chaque couple, l’une reprend le personnage de Henri (un enfant comme vous et moi, qui n’éprouve que les difficultés de son âge : les moqueries, la solitude, les débuts de l’amour…), tandis que l’autre pose en regard un enfant placé dans une situation bien plus difficile (pauvreté, guerre, abandon…).

Dernier point : cet ouvrage avait d’abord été destiné à une collection de littérature générale, et c’est par le hasard d’une rencontre qu’il a été édité en « jeunesse ». Son écriture est donc aussi exigeante que pour un roman adulte, et tant mieux.

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