Je suis tombé...

Je suis tombé dans la littérature « de jeunesse » sans m’en rendre compte. D’abord il y a eu la rencontre d’Henriette Zoughebi, à l’occasion d’un concours de nouvelles organisé par la Salon du livre de jeunesse de Montreuil, qui a débouché sur la publication de deux de mes textes, en 90 et en 91, et m’a fait connaître un peu le milieu. Puis il y a eu la rencontre de Claude Gutman, dirigeant alors Page blanche chez Gallimard, qui a pris dans sa collection le recueil Fil de fer, la vie que je destinais à Seghers, en littérature générale (mais comme Seghers venait de changer de direction, j’ai volontiers confié le tapuscrit à Page blanche).

Pour aucun de ces textes je n’avais songé à écrire « pour la jeunesse ». J’avais seulement essayé de travailler le moins mal possible, et il se trouve que des éditeurs avaient estimé que c’était publiable dans leur collection. Mais je ne voyais toujours aucune différence entre littérature « de jeunesse » et « de vieillesse ».

Si, il y en a une : les livres classés en « jeunesse » ont une durée de vie bien plus longue qu’en littérature générale. Ils peuvent survivre des années en librairie, au lieu de quelques mois. 

Mais pour l’écriture elle-même, j’essaie d’avoir la même exigence dans les deux cas. C’en est au point que certaines de mes nouvelles placées dans des recueils (Gallimard ou Thierry Magnier) ont été publiées auparavant dans des revues grand public. Inversement, un roman comme Bardane par exemple a d’abord figuré au catalogue général de Ramsay avant d’être édité en jeunesse (idem pour Jeu sans ballon, passé d’une collection pour adolescents à Point Virgule au Seuil).

tous les textes et les photos de ce site appartiennent à Jean Noël Blanc, sauf mention contraire - droits réservés.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×