Jeunesse

Tailles douces

Thierry Magnier, 2010

Deuxième tome dans la collection "Nouvelles" chez Magnier. Ne voulant pas refaire un magasin de nouvelles comme dans "Couper court", j'ai ici présenté une sorte de fabrique de nouvelles, où je montre comment peut se produire l'écriture : texte avec plusieurs chutes, textes sans chute, exemples de textes de commande, jeux sur les points de vue ou les contraintes (phrase de départ, phrase d'arrivée, refus de tout adjectif qualificatif, vocabulaire adaptable au clavier anglo-saxon, etc.). J'y ai ajouté quelques courtes fablettes blagueuses, et même un texte de recommandations détaillées pour expliquer comment rédiger une mauvaise nouvelle.

La couleur de la rage

Gallimard, Scripto, 2010.

Des nouvelles dont les personnages sont adolescents, pour convenir à la collection. Mais absolument pas des histoires pédagogiques et édifiantes déstinées à prêcher la bonne parole à des adolescents : simplement des textes qui s'adressent à des lecteurs. Certaines ont une composition très éclatée ("Fugue en mineur"), d'autres sont sèches et violentes ("Toi au moins tu dis rien"), et j'aime tout particulièrement la nouvelle qui s'appelle "'Petite colombe". Elle est presque aussi longue qu'une novella, et, oui, je crois vraiment que c'est l'une des deux ou trois que je préfère parmi toutes celles que j'ai écrites.

Couper court

éd. Thierry Magnier, 2008.

Pour la collection "Nouvelles", j'ai choisi de présenter une sorte de magasin de nouvelles, comme s'il s'agissait de proposer au lecteur de choisir sur les rayons selon ses goûts : 2 nouvelles policières, 2 nouvelles sportives, 14 textes d'une page, 24 en quatre lignes (petit hommage à F. Fénéon), 1 en tandem avec P. Fournel, etc. J'ai placé en tête du recueil un texte écrit en complicité avec Annie Saumont ("la" spécialiste du texte court en France aujourd'hui) : ce récit, qui vise à définir par l'exemple ce que c'est qu'une nouvelle, s'appelle, bien sûr, "la nouvelle", et j'ai appris qu'un bon nombre de professeurs s'en servent pour leurs cours. Pourvu que cela n'ennuie pas leurs élèves, j'en suis ravi.

La Panthère Noire

illustr. Bruno Pilorget, Je Bouquine n° 246, 2004.

 

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Fil de fer, la vie

Gallimard, Scripto, 2003 (Gallimard, Page blanche, 1992).

prix « Totem » du Salon de Montreuil

Ce recueil, d'abord publié en 1992, a été depuis plusieurs fois réédité. Il vit donc assez bien et ne vieillit pas trop vite. Pourquoi ? Peut-être parce qu'il combine des parallèles intéressantes : sept fois, en vis-à-vis, une nouvelle centrée sur un enfant d'une dizaine d'années, sans problèmes particuliers sinon ceux que nous avons tous eu pour trouver notre place dans le monde, et une seconde nouvelle centrée sur un enfant placé, lui, dans une situation difficile : guerre, institution psychiatrique, abandon etc. Bien sûr, les rapports ainsi orchestrés sont durs, parfois violents. Mais qui a dit que l'enfance était garantie pur fruit pur sucre ? Et l'adolescence, donc ? Cela n'empêche pas la tendresse. J'ajoute que ce recueil comporte une nouvelle que je continue à trouver très forte ("Une chanson pour Fredine"), mais peut-être placée trop tôt dans le livre. Et puis je regrette que la couverture si belle et si intelligente composée par Yan Nascimbene pour la première édition ait été par la suite un peu dénaturée.

 

Restons calmes

illustr. Hervé Flores, Je Bouquine n° 234, 2003.

 

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Tête de moi

Gallimard, Scripto, 2002.

Prix Lire au Collège

Des nouvelles qui ne parlent que de sports (au pluriel). Football et vélo, bien entendu, parce que ce sont des univers que je connais assez bien, mais aussi boxe, ski, tennis... Ce n'est pas parce que la collection s'adresse à des adolescents qu'il fallait enjoliver les situations et conclure sur de la belle morale bien craquante : le sport n'est pas toujours gentil. En témoigne surtout, peut-être, le texte qui donne son titre au recueil, et qui avait reçu le prix de la nouvelle au Salon du livre de Montreuil. C'est un texte qui cogne, en effet, et pas seulement parce qu'il y est question de boxe.

 

Chat perdu

illustr. Jean-Claude Götting, Gallimard, Folio junior, 2002

 Ah, "Chat perdu". C'est un texte pour lequel j'ai une réelle tendresse. Tout est parti d'une crainte que toutes les familles ont connue : laisser le chat se perdre lors d'un arrêt en voiture, quand on est loin de la maison. Là-dessus est venue une phrase que je voulais placer depuis longtemps et qu'un chat, s'il parlait, pourrait dire : "je m'appelle je". En combinant les deux points de départ, voici l'histoire d'un chat perdu dans un lieu inconnu, et qui s'exprime à la première personne, en phrases brèves, sèches, concrètes. En parallèle, on lit (en "il") ce que ressent le garçon qui croit être responsable de la fuite du chat. Les deux récits vont-ils se rejoindre ? On lit parfois dans le journal que des chats, égarés par exemple lors d'un déménagement, parcourent des centaines de km, sans qu'on sache comment ils s'orientent, pour retrouver leurs maîtres. Et si c'était vrai ? Peut-être, peut-être pas.

(Oui, j'aime beaucoup les chats, pourquoi cette question ?)

90 minutes pour gagner

illustr. Yves Beaujard, Gallimard, Folio Junior, 1998

(trad. coréenne YeoMyung Media Co, Ltd, 2001)

Une commande : inventer un texte court (longue nouvelle ou bref roman) qui parle du métier de footballeur. J'ai choisi de centrer le récit sur le travail du gardien. Mais en si peu de pages, comment parler en détail du quotidien d'un professionnel ? J'ai essayé de m'en tenir à l'essentiel, en évitant de m'étendre sur les frasques de certains jeunes joueurs et leur fortune indécente. J'ai préféré parler de jeu, d'amour du football, et de travail. Les dessins de Yves Beaujard apportent de jolies précisions au texte.

Langue de chat

illustr. Laurence Quentin, Pocket, 1995 (La Farandole, 1993)

Roman de suspense, et peut-être d'initiation, qui part d'un fait arbitraire mais extraordinaire : un chat émet un soir des sons qui ressemblent à des mots. Il annonce un attentat. Seul son jeune maître l'entend, mais personne, évidemment, ne le croit quand il rapporte ces avertissements. Que peut-il faire alors, sinon essayer de faire entendre ce que dit le chat à des responsables politiques de plus en plus haut placés ? Mais comment accomplir cette quête quand on est un enfant et qu'on est seul ? C'est d'autant plus difficile que le temps presse, et que le chat s'affaiblit de plus en plus.

Publié d'abord par La Farandole, ce roman a ensuite été réédité en Pocket (Kid Pocket), avec de belles illustrations de Laurence Quentin. Je crains qu'il ne soit aujourd'hui épuisé et introuvable.

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