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Mes petites actualités

B

Voilà longtemps que je n'avais pas mis à jour ces petits commentaires sur mon travail. J'avais même négligé de mentionner dans la bibiographie les diverses publications datant de plusieurs années. Il faut dire que je ne suis pas très familier des mécanismes techniques de l'informatique.

Il faut tout de même que je signale la satisfaction que j'ai éprouvée à réaliser quelques-uns de mes vieux rêves. Je les avais pourtant énoncés assez clairement : je souhaitais publier quelque chose dans tous les domaines qui m'intéressent. Par exemple, à propos du vélo j'avais publié deux romans (Le Tour de France n'aura pas lieu, et Le Nez à la fenêtre), un recueil de nouvelles (Le grand braquet, réédité en poche sous le titre Grandes heures du Tour de France), un récit (La Légende des cycles) et un certain nombre de nouvelles ici et là. De même, pour le football, j'ai publié deux romans (Jeu sans ballon et Tir au but), une novella (90 minutes pour gagner), un recueil de nouvelles (On est les champions), et là encore quelques nouvelles éparses. Alors je sais bien qu'on ne peut pas définir le travail littéraire par ses thèmes, mais enfin on peut aussi chercher à se faire plaisir en travaillant sur des sujets qu'on apprécie particulièrement.

C'est en ce sens que je désirais publier un texte consacré à mon amour des chats, et quelque chose à propos de dessin. Pour les chats, j'avais certes déjà écrit des textes (Langue de chat et Chat perdu) mais il ne s'agissait pas de réflexions et d'histoires à propos de mon amour des chats. Eh bien j'y suis enfin parvenu. Dans Ma vie de chats (L'Archipel, collection Ecriture) je me suis enfin offert le plaisir de rédiger ma déclaration d'amour aux chats. Certains ont dit que ce livre-là comportait quelques aveux tout à fait personnels dont je ne suis pas coutumier. Mais n'est-ce pas ce qui arrive toujours quand on parle d'amour ?

Par ailleurs, j'ai pu aussi satisfaire un vieux rêve : publier des dessins. C'est une très vieille passion, et je crains bien d'avoir raté ma vraie vocation : être dessinateur. En général je me console en faisant mes gribouillis pour moi, et par conséquent j'ai été très content d'avoir l'occasion de publier deux opuscules de dessins personnels : l'un évoque un point de mon enfance (Figures, chez Jarjille), et l'autre (C'est le dessin qui est le voyage) a pu naître grâce à un libraire qui appréciait mes croquis de voyage et qui a co-édité ce petit livre (co-édition Jarjille et L'Etrange rendez-vous). Si j'avais un autre rêve, ce serait de publier un livre plus épais avec mes croquis réalisés par exemple en Ecosse. A suivre.

Quant aux projets en cours, il y a peut-être un roman-par-nouvelles centré sur un village ardéchois, et peut-être aussi une expérience conduite avec un dessinateur (encore) : publier dans un seul ouvrage d'une part une nouvelle que j'ai écrite, et d'autre part l'interprétation qu'en donne un dessinateur dans une bande dessinée absolument muette. L'essai peut donner un résultat assez curieux, qui place le lecteur en position d'interprète des rapports entre texte et images. On verra.

Tout cela témoigne d'un travail toujours en cours. Et si je dis "travail", c'est en toute connaissance de cause. A preuve, le texte suivant, que j'avais publié dans la revue de l'ARALD (organisme pour le livre en région Rhône-Alpes), et dont je ne renie rien. 

UN TYPE QUI ECRIT

Soit ce début de nouvelle : « Tu pues. » Pourquoi cette phrase ? Je n’en sais rien, mais explorer cette piste m’attire. Qui donc dit ces mots ? À qui ? Dans quelles circonstances ? Et cet enchaînement, il conduit où ? J’écris pour le découvrir : cela s’appelle un premier jet.

Puis il s’agit de densifier le récit. Le tendre, le muscler. Ne pas reculer. Oser la dureté. Et aussi rythmer, cadencer, faire monter une tension. Et chasser les clichés, les fioritures, les affèteries « littéraires ». Tuer ses petites chéries. Et couper, couper. Moins de mots, plus de force. Il y a toujours trop de mots. Écrire n’est pas dur, le difficile est de réécrire.

Souvent j’adresse ensuite le texte à deux amis écrivains. Ils plantent leurs griffes dans mon travail. C’est douloureux. Mais précieux. Donc je me remets à l’établi : il faut tendre encore le récit, et encore assouplir et lisser l’écriture. L’aisance est un labeur. Quand elle est au rendez-vous, le lecteur croit que tout est venu sans effort. Tant mieux : qu’il déguste et savoure, les beaux désastres de la cuisine ne le regardent pas.

Alors, seulement une besogne ? Et de la technique ? Voyons, un type qui écrit, on attend de lui qu’il parle inspiration, mystère, affres de la Création, moi-je, tout le tralala. Fariboles. En réalité l’inspiration n’est sans doute que le souffle expiré de quelque expérience rencontrée dans l’enfance ou l’adolescence. C’est à ces âges qu’on achète ses rêves et ses blessures. Ensuite, on les exhale. On s’exploite. Sans connaître toutes les racines, bien sûr. On n’écrit que sur un nid de secrets. À d’autres de les traquer, si ça les amuse. Moi, non.

J’écris parce que je ne sais pas et ne veux pas savoir. Par conséquent « pourquoi écrire » n’est pas mon problème. Seul m’importe le comment : je ne parle que de travail. L’écriture est un atelier, et le mieux que je puisse faire est d’en tenir la porte ouverte. Le reste ne me regarde pas. Au travail.

Fausse petite actualité : "LE LECTEUR AU LONG COURS"

( j’ai retrouvé ce texte destiné au Salon de Montreuil il y a quelques années ; il ne semble pas avoir perdu son actualité, alors…).

Longtemps j’ai lu à quatre pattes. Je posais sur le sol le livre grand ouvert, et, la tête en bas, les fesses en l’air, je m’abîmais dans des aventures de cow-boy, de détective ou de chevalier. J’ai appris ainsi beaucoup de choses sur la vie.

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